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 Abigaëlle Laertiadis

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MessageSujet: Abigaëlle Laertiadis   Lun 26 Avr - 0:29

Nom : Laertiadis
Prénom : Abigaëlle
Age ( apparent ) : 16 ans … peut être 17
Sexe : Féminin
Préférence sexuelle : Bisexuelle
Faiblesse/peur : Le soleil.

Armes : Un fouet

Description des armes :

Vous voyez ces longues lanières de cuir tressé commençant pas un manche parfois en cuir lui aussi, parfois en bois ? Oui oui, ces longs morceaux solides du genre de celui qu'Indiana Jones utilise ?! Non ? Bon et bien ma fois je vais vous décrire l'adorable fouet d'Abigaëlle dans ce cas. Un manche en bois, autour duquel s'enroulent six solides liens de cuirs qui remontent en une longue tresse jusqu'à se subdiviser en six morceaux distincts. Cette arme tout à fait charmant est d'un brun assez commun et son manche quant à lui est noir. La jeune femme à la méchante habitude de tremper le bout de son jouet dans du poison, histoire que la morsure du fouet soit encore plus efficace.

Pouvoir : Fusion avec son environnement + Lévitation

Description du pouvoir :

Le pouvoir d'Abigaëlle consiste à fusionner avec son environnement, à devenir ce dernier purement et simplement ... Enfin, pas si simplement que ça.

Stade 1 => Au stade un elle peut se fondre dans n'importe quel matériel, mais ne peux pas s'y déplacer ... Si elle se trouve sur du carrelage elle deviendra un carreau et ne pourra rien faire de plus qu'attendre de redevenir elle même, car non, elle ne contrôle pas la transformation inverse, pour cette raison, elle évite au maximum de fusionner avec son environnement.

Stade 2 => Au stade deux la vampire peut fusionner avec l'environnement mais également s'y déplacer, mais très lentement et avec une difficulté notable. Elle ne contrôle toujours pas la transformation inverse qui peut subvenir au bout d'une minute ou de dix.

Stade 3 => Elle peut se déplacer plus aisément dans l'environnement et même le déplacé légèrement, comme déplacer un mur de façon à créer une impasse, un cul de sac. Mais cela l'épuise, et elle est vite renvoyée d'ou elle vient sous forme humaine.

Stade4 => Abigaëlle peut à présent effacer une partie de l'environnement c'est à dire créer des crevasses et donc faire choir les gens. Mais comme précédemment, cela l'épuise et elle redevient très vite elle même.

Stade 5 => La jeune femme contrôle parfaitement la fusion avec tous les matériaux qui composent son environnement, et elle peut même faire sortir des bras du matériel avec lequel elle ne fait plus qu'un.

Description physique du personnage :

Abigaëlle a gardé depuis quelques dizaines de siècles le même physique, celui d'une adolescente de seize ans. Des cheveux mi longs coupés dans un carré tout en dégradé d'une couleur brune assez banale mais d'une finesse et d'une brillance qui peuvent étonner, de grands yeux accordés a la pupille quasi inexistante, des lèvres fines et roses, des sourcils plus fin que la moyenne et qui semblent dessinés au crayon, un petit nez mutin, une peau d'un blanc nacré et des formes tous juste dessinées en gros voilà la description que l'on peut faire de la demoiselle. Elle n'est pas très grande mais son corps est fin et musclé. Ses cuisses et ses seins sont fermes et bien dessinés, et la grâce de ses traits feraient pâlir d'envie les plus réputées des madones. Mais ne vous fiez surtout pas à son visage d'ange ni à ses traits quasi parfait, derrière cette allure de jeune femme se cache un monstre de cruauté et de vanité. C'est tout de même fou ce qu'un si petit corps peu cacher comme secrets et comme horreurs. Mais malgré cette beauté, Abigaëlle sait passer parfaitement inaperçue lorsque cela est nécessaire. Son allure plutôt banale l'y aide beaucoup il faut l'avouer. Mais il reste tout de même un petit moyen de l'identifier … Difficile à cerner mais existant pour qui sait lui tirer les vers du nez ...Sa particularité ? Une tâche de naissance en forme de crane sur la fesse droite que nul n'a jamais vu, et qu'elle ne compte pas dévoiler de si tôt. Son regard peut aussi être prit pour une particularité, elle est de ces femmes dont les yeux vous traversent, de ces personnes qui vous donnent la désagréable impression de pouvoir lire en vous, de déchiffrer votre âme et de réussir en une seconde à connaître vos plus sombres pensées et vos plus déshonorantes actions. Ce n'est pas le cas, du moins pas entièrement, mais son regard fait froid dans le dos pour qui ose l'affronter.

Description mentale du personnage :

Lorsqu'on parle d'Abigaëlle le premier mot qui vient est curiosité. Fourrer son nez partout est devenu une seconde nature au file des siècles. Mais ce n'est pas sans raison. Depuis toutes ces années elle estime être assez vieille et assez sage pour tout savoir, et surtout … ce qu'elle n'avouera jamais mais qui pourtant est la cause de cette curiosité malsaine … Elle aime tout savoir, tout connaître. Ça lui donne l'impression d'être supérieure aux autres personnes. Il n'est pas nécessaire de savoir de grandes choses sur les gens pour les surpasser, parfois le plus minime des secret lorsqu'on sait bien s'en servir peut devenir une arme psychologique des plus efficaces. Cette fâcheuse tendance à mettre son nez dans les affaires des autres a pour heureuse conséquence un sens de l'observation très développé.
Mais sa curiosité est la seule constante dans le comportement de la belle. De fait, selon votre espèce ; et n'en doutez pas, elle saura en un clin d'œil si vous êtes un casse croute potentiel, si vous vous transformez en grosse bête à chaque pleine lune ou si au contraire vous êtes l'un de ses semblables ; Elle ne réagira pas du tout de la même façon face à vous. Si vous êtes un vampire elle vous accueillera à bras ouverts … Tant que vous ne marchez pas sur ses plates bandes et que vous ne vous montrez pas trop agaçant ni menaçant. Abigaëlle peut être tout à fait charmante, la plus chaleureuse des hôtes qui vous offrira dans un cage d'or les plus beaux spécimens humains afin que vous puissiez vous nourrir. Mais au moindre faux pas, à la moindre anicroche, elle devient sanguinaire et perd tout amabilité pour ne plus être qu'un monstre avide de sang aux réflexes aussi affutés que ses dents. En somme, vampires gares à votre comportement, il vaut mieux être dans ses bonnes grâces car la contrarier revient à diminuer considérablement la durer de votre éternité.
Si vous êtes un lycan, vous auriez tout avantage à l'éviter si vous ne tenez pas à être inutilement provoqué et à vous faire méchamment rabaissé. Elle n'aime guère les boules de poils. Oui c'est une forme de raciste je le conçois car comme pour toutes les autres races, nous ne sommes pas tous identiques et encore moins égaux et donc dire qu'elle hait sans réserve tous les lycans n'est pas forcément très fairplay mais elle s'en fiche éperdument. Peut être un jour un lycan lui prouvera t-il qu'elle à tort, mais en attendant, il n'est même pas certain de réussir à l'approcher sans tâter de son fouet.
A présent si vous êtes humain elle sera très certainement très aimable avec vous dans la mesure où la faim ne la tiraille pas. Elle tentera même peut être de vous séduire, qui que vous soyez, fille ou garçon, juste pour le plaisir de vous voir prendre confiance avant de planter ses crocs dans votre joli petit cou blanc. Si par contre elle est d'humeur sanglante alors attention à vous, et un conseil, ne fuyez pas, vous risquez juste d'emplir votre sang de vilaines hormones qui gâcheront le goût de votre nectar de vie si précieux … Dans le cas où sa faim serait trop grande pour qu'elle se contrôle je n'ai qu'un seul conseil … Cachez vous, et cachez vous bien. Elle sera sans pitié. Les humains ne sont à ses yeux que des jouets, des marionnettes ou à la limite des repas ambulants. Elle les trouve bruyant et malpolis, d'une impatiente plus qu'agaçante et d'une vanité bien supérieure encore. Vanité qu'ils n'ont pourtant aucune raison de ressentir puisqu'ils ne sont que des steaks dotés de parole … Parole qu'il faudrait d'ailleurs leur retirer … Quoi que … Il pouvait être amusant d'entendre un humain hurler, de le voir vous supplier de l'épargner alors qu'il sent sa dernière heure arriver, l'entendre hurler de peur et de douleur alors que vous plantez avec brutalité vos dents si sensibles dans cet enchevêtrement de veines … Finalement, même si elle les méprise au plus haut point et qu'elle estime qu'ils sont une race nettement inférieure, Abigaëlle aime bien les humains. Ils sont … distrayant. Un peu comme les bouffons à la cour du roi ...

Histoire du personnage:

Le soleil se couche sur une nouvelle journée, parant le ciel d’une myriade de couleurs plus chatoyantes les unes que les autres. Les pourpres succèdent au bleu avant que le noir ne vienne les dévorer. Au loin je vois la pluie, reflet parfait des larmes qui coulent sur mes joues pâles … Une journée, une nouvelle journée … Encore une que j'ai vu passer sans pouvoir l'arrêter, encore une qui n'aura rien changé. La vie sera t-elle donc toujours la même ? Éternelle ritournelle qui tourne et tourne sans cesse, sans jamais se lasser d'apporter les mêmes malheurs à nos cœurs désillusionnés. Les gouttes tombent, froides, tentant en vain de nettoyer les horreurs que les hommes ont laissés au dehors, tentant en vain de laver leurs cœurs gangrénés par la haine … Et moi … Moi pauvre folle j'espère encore. Je me soule sans cesse à l'espoir, priant chaque jour plus fort que tout cela cesse , que les guerres, les meurtres et les pillages s'arrêtent et que la vie reprenne son cour ...Comme avant, comme quand j'étais enfant … Oh ce qu'il est loin le temps de l'insouciance, cette période si douce qu'on ne voit pas passer … J'étais comme toutes les petites filles de bonne famille, je passais mon temps à broder et à apprendre comment être une épouse parfaite. En tant qu'ainée de la famille en m'en demandait encore plus. J'allais devoir enfanter, donner à tout prix un héritier, ou deux, ou trois … Autant que je pourrais en porter avant que mon corps ne flétrisse. A peine née mon avenir était déjà tout tracé, je devais épouser un riche patricien, honorer mon rang, perdurer la lignée. A n'importe quel prix. L'amour ? Je n'y ai jamais cru. L'amour est seulement bon pour les déesses et les personnages mythiques, pas pour les pauvres humains comme nous. Non. Nous c'est l'honneur qu'il faut sauver, pas notre âme, encore moins notre cœur. Et puis, on se fait au pire des mari paraît il et s'il ne me satisfait pas je n'aurais qu'à fricoter avec nos esclaves … Tels étaient les conseils de ma tendre mère alors que je courrais dans les rues dès que l'occasion se présentait. Je n'ai jamais été une enfant facile, au contraire … Fuguer et partir à la découverte des choses, mettre mon petit nez mutin partout où j'en avais l'occasion, salir mes jolies robes et grimper, toujours plus haut sur les grands oliviers de la place. Bien sur on me remettait toujours la main dessus et je me faisais gronder, mais la punition était si dérisoire confrontée au bonheur que ces instants de liberté volés me procuraient ! J'adorais par dessus tout regarder le ciel se teinter de rouge le soir venu, observer avec une attention toute particulière toutes ces couleurs inondées de lumières qui se fondaient les unes dans les autres dans un dégradé enchanteur. Je pensais que les Dieux nous offraient un peu de la beauté du monde, un instant de plaisir pour toute la peine accumulée durant les lourdes journées de travail. Mais aujourd'hui je le sais … La vérité est toute autre, ces teintes agressives que le ciel arbore ne sont que de fades lueurs d'espoir pour nos yeux désillusionnés. Que sommes nous donc sinon des moutons qui suivent les précédents sans réfléchir, que des chiens qui se battent à mort pour un os dont toute la moelle à de toute manière déjà était rongée ?

Je ferme les yeux un instant. La journée fut longue. Surtout pour nos soldats. Une nouvelle guerre se prépare et la route sera longue … J'aurais tant aimé les rejoindre, leur montrer que les femmes aussi peuvent entrer dans l'arène, qu'elles aussi peuvent se battre et gagner des batailles, qu'avec notre corps fluet et notre discrétion il ne sera plus nécessaire d'envoyer nos enfants nos petits frères aux front, que nous pourront les remplacer, et leur laisser le temps de grandir afin qu'ils aient le choix, que eux aient ce choix que nos pères et nos époux n'ont jamais eu, qu'ils aient le temps de se forger leur propre opinion et qu'avec un peu de chance ils soient moins sots que ceux qui les ont précédés, qu'ils soient moins idiots que nous et qu'ils prennent cette sage décision que nous espérons tous, qu'ils mettent un terme à ces assauts insensés. Ouvrant la fenêtre je passe une main à l'extérieur, les yeux à demi clos. Je veux sentir la pluie, la pluie bienfaisante sur ma peau. Je veux qu'elle me lave, qu'elle me noie un instant, m'enfermant dans une bulle de pureté afin de m'éloigner de ce monde qui me répugne un peu plus à chaque instant, de ce monde que je devrai bientôt quitter, ce monde qui n'est plus que sang et valeurs morales … Et quelles valeurs par Jupiter … Il faut défendre sa citée, il faut défendre sa patrie et l'empereur, donner sa vie pour lui et le remercier de nous l'avoir prise. Nos hommes vont combattre les barbares paraît il … Mais sont ils aussi mauvais que nos dirigeants se plaisent à nous le dire ? Ne nous fait on pas gober des œufs d'autruches tous ronds ? Pourquoi seraient ils si mauvais dans le fond ? … Parce qu'ils ne sont pas civilisés ? La belle affaire. Nous le sommes et voyez ce que nous en faisons de notre belle éducation. Nous la leur affichons dans le sang et les viols. Ah elle est belle l'éducation lorsqu'elle pille et qu'elle tue.
Un long soupir m'échappe alors que l'eau coule entre mes doigts écartés. Que faire ? Que faire pour que ce monde tourne à nouveau rond ? Que faire pour l'aider à se soigner de cette maladie qui le ronge ? De cette plaie qui m'attaque sans relâche et le rend invivable ? Que puis je faire moi ? Moi seule... Simple femme à la tête pleine de papillons et d'espoirs, simple femme qui donnerait sa vie si seulement elle pouvait avoir la certitude que ce ne soit pas en vain, que son nom ne ferait pas que s'ajouter à la liste déjà si longue de ses consœurs mortes pour rien …

Il ne me reste qu'une seule solution, aussi loin que je cherche elle est la seule qui me semble correcte, aller moi aussi sur le champ de bataille. Suivre les soldats et combattre à leurs côtés … Mais jamais, non jamais ils n'accepteront qu'une femme vienne avec eux. Dans ce cas... Que faire ? Une impasse de plus s'impose à mon esprit … Je ne suis finalement qu'une bonne à rien moi qui rêvait d'être une étoile me voilà simple caillou rêvant en secret d'être un diamant et de sauver le monde d'un geste. Chimères … Ce ne sont que des chimères. Il faudra bien que j'arrête de rêver. Il ne m'est pas possible malgré toute ma volonté de changer de monde... Ma soeur me l'avait bien dis … Pénélope, ma douce Pénélope … Pourquoi ne t'-ai je pas écoutée ? Pourquoi a t-il fallut qu'une fois de plus tu sois la voix de la raison … Tu as toujours été plus sage, plus tempérée. La jeune fille parfaite à tous points de vu.
Mais je garde l'espoir. Un jour nous changerons le monde. Nous y arriverons. Nous avons la volonté et la force que cela nécessite, ce ne sont que les occasions qui nous manquent. Nous, toutes les femmes qui rêvent d'un monde meilleur pour leurs enfants, qui ne songent qu'au retour de leurs époux, de leurs frères, de leurs pères …

Les jours passent et se succèdent. Une nouvelle année de guerres vient de s'achever et cette fois ci les troupes ennemies gagnent du terrain. La grandeur de Rome toucherait elle à sa fin ? … Je prie secrètement pour que la réponse soit oui, pour qu'enfin nos empereurs enorgueillis apprennent ce qu'est la défaite et qu'ils cessent de vouloir l'infliger aux autres … Mais peut être ai-je tort … Oui, surement. Une défaite ne ferait qu'augmenter leur haine et leur désire de victoire et les batailles risqueraient de s'enchaîner à un rythme encore plus soutenu...
Alors que j'observe une fois de plus le ciel par la fenêtre, un étrange échos me parvient … Et avant même que j'ai pu comprendre ce qu'il se passait, des dizaines de cavaliers armés entrent en trombe dans le village, ils s'arrêtent sur une place à côté de notre villa et commencent à forcer les portes, tuant les hommes, frappant les femmes, et brulant les maisons qui ne leur plaisent visiblement pas … Ces hommes la ne sont pas des romains, ce ne sont que de vulgaires représentants de peuplades sous évoluées, des barbares … Leurs vêtement en peau et leurs barbes fournies, leurs cheveux qui ne sont pas coupés, tout en eux me repousse … Et cette carrure, elle n'a strictement rien à voir avec les corps d'Apollon de nos soldats au contraire, ils sont bien plus trapus, plus larges … Et bien plus velus d'après ce que je peux voir... Je les observe avec effrois … Mais où peuvent bien être nos valeureux soldats ? Que pouvons nous bien faire face à eux ? Et c'est alors qu'une idée viens à mon esprit ! Claire, évidente comme si j'avais toujours ce jour. Je dois les combattre. Courant jusqu'au vieux grenier à grain j'y récupère une fourche et je cours dans les rues tandis que les barbares semblent approcher dangereusement de notre maison. Je me sens malhabile avec cette arme improvisée, prenant mon courage à deux mains je sors, et tandis que la plupart des gens fuient ou se terrent chez eux, j'assomme violemment un soldat qui passait à ma portée et qui ne prêtait strictement aucune attention … Très certainement trop concentré sur son ouvrage qui était de déshabiller une de mes amie d'enfance fraichement mariée. Malheureusement la chute de l'un d'entre eux dans un lieu qu'ils pensaient éloignés de tout soldat à grandement attiré leur attention sur moi et lorsque cinq grands gaillards parlant une langue gutturale ignoble vous encerclent en vous fixant soit d'un air menaçant soit plein de convoitise, je vous assure que vous vous sentez subitement toute petite et pas très rassurée malgré toute votre bonne volonté … Vous ne me croyez pas ? Et bien je vous laisse ma place avec grand plaisir.
Je tente d'en frapper quelques uns à coup de fourche, et réussis, plus par chance qu'autre chose, à une planter un, l'amochant sérieusement, et m'attirant au passage les foudres de ses camarades qui bizarrement ont cessés de se moquer de la faible femme que je suis. Les conséquences de mes actes ne tardent pas à se faire sentir, je n'ai même pas eu le temps d'entendre quelqu'un approcher ; dans le brouhaha général j'avoue que de toute manière il n'était pas simple de remarquer quoi que se soit ; que je me retrouve au sol, une lame courte plantée dans la cuisse, totalement désarmée puisque mon agresseur a eu la lumineuse idée de me prendre ma fourche alors que la douleur me surprenait. Et je peux vous assurer que ca fait foutrement mal ! Je n'avais jamais imaginé qu'on pouvait souffrir autant d'une si petite plaie … enfin petite … cinq six centimètres de long sur un peu lus d'un de large … Il n'y était pas allait avec le dos de la cuillère celui la … Bon, à présent que faire ? Les rires ont repris et je ne comprend pas un traitre mot de ce qu'ils baragouinent en me regardant … l'un d'entre eux m'attrape par les épaule pour me relever tout en me maintenant … Je leur aurait volontiers mis des dizaines de coups de pieds, mais ma cuisse abîmée ne me le permettait plus vraiment … Alors qu'ils discutaient entre eux, un homme arracha l'arme de ma jambe, me tirant un cri de douleur comme je n'en avais jamais entendu et encore moins poussé. Les éclats de rire se sont multipliés, visiblement cela les amusaient beaucoup de voir qu'ils m'avaient fait mal.... Bande de sadiques, vous le regretterez ! Maintenant que je suis immobilisée, les guerriers s'en retournent piller notre village, et je reste seule entre l'homme qui m'a amoché et celui qui prend visiblement beaucoup de plaisir à me broyer les bras de ses grands mains … Pourquoi je dis qu'il y prend plaisir ? Parce que depuis quelques secondes alors qu'il discute avec son camarade, je sens une étrange bosse se former dans mon dos … Car oui, il lui semble visiblement nécessaire de me serrer contre lui … très proche je risquerais peut être de moins m'enfuir … Du moins je pense que c'est ce qu'il doit se dire sinon pourquoi s'amuserait il à me coller contre son bas ventre de plus en plus gonflé ? Subitement il me retourne, je n'aime pas être face à lui, il semble me dire quelque chose qu'évidemment je ne comprend pas et en plus on dirait qu'il a mangé un rat mort … Son haleine putride me fait presque chavirer... Je ferme les yeux une seconde, juste le temps qu'il m'arrache ma robe … Génial, je fais comment pour me défendre maintenant ? Le pire ? Il a l'air ravis de ce qu'il découvre … Hého, je n'ai que quinze ans, je ne suis même pas encore tout à fait bonne à marier alors pourquoi vous voulez me violer ? … Complètement fous ces barbares … Bon, c'est pas tout ca, je joue la grande fille qui s'en fiche, mais je suis sincèrement terrorisée, je crois bien d'ailleurs que je n'ai jamais eu aussi peur auparavant … c'est stupide n'est ce pas ? Je peux m'attaquer à dix grands gaillards armée d'une fourche, mais lorsqu'il s'agit du regard d'un seul d'entre eux sur mon corps nu je me dégonfle totalement ...
Il me traine un peu plus loin, suivit de près par son acolyte … J'ai cruellement mal à la jambe mais je tente tout de même de me débattre … L'énergie du désespoir qu'on nomme ca il me semble … En effet, les poussées d'adrénaline vous aident à prendre votre courage à deux mains et à vous battre avec plus de hargne que jamais … Mais je suis désarmée et blessée, et lui est bien deux plus fort que moi … Je suis dans une dangereuse position d'infériorité … Que pouvais je bien faire pour m'évader ? Alors que je continuais de me débattre je me suis mise à crier …

« Lâchez moi … Laissez moi partir, allez vous en »

C'était en vain et j'en étais parfaitement consciente, mais s'il restait une chance, une simple petite chance que je puisse m'en sortir vierge et vivante, je me devais de la tenter ! Mais il était trop tard visiblement, me tordant violemment le bras il me jeta sur le sol, ma tête heurtant un muret de pierre assez fort pour que ma vision se trouble un instant … Un instant dont j'aurais du profiter pour suivre, un instant qui me manqua …. Un instant que je regrette de ne pas avoir pu saisir. Lorsque je retrouve mes esprits, je suis nue, étendue sur le sol. Je porte la main à ma tête pour y trouver du sang … Décidément, ce n'est vraiment pas ma journée … Je tente de me relever et me retrouve plaquée au sol par le barbare qui m'avait maintenue... Une peur immense s'empare de moi alors que je sens son corps lourd écraser le mien et sa verge frotter ma cuisse … Je tente de le repousser encore et encore, je crie, je me débat … mais personne ne vient m'aider, ils sont tous bien trop occupés à sauver leur peau … Et l'autre, son compagnon qui nous observe en découvrant un sourire édenté et jaunis pendant que je continue de me démener pour rien … Alors qu'il écarte mes cuisses de force en malmenant mes seins je sens des larmes rouler le long de mes joues pâles … Je pleure, cela devait bien faire cinq ans que plus aucune perle salée n'avait échappé a mes yeux … Je ne pleure jamais en général, je trouve que ce n'est que pour les faibles qui n'assument pas leurs choix... Mais la que suis si ce n'est faible et démunie devant ce monstre de perversion, je ne peux pas me mentir, je regrette mon choix de m'être lancée dans la bataille … Qu'est ce que j'ai pu être sotte … Ces gens ne le méritaient pas … Il ne le mériteront jamais …

« LES HOMMES NE MERITENT PAS DE VIVRE ! Alors allez y, tuez les ! Tuez nous … Nous ne sommes rien … Que de vulgaires fourmis qui prenons plaisir à démolir nos semblable, à rougir la terre du sang de nos pairs … Alors vas y, tue moi ... »

Des sanglots font trembler ma voix et je retiens de justesse une exclamation de douleur alors qu'il entre en moi de force … De toute façon à quoi bon ? Pourquoi me battre pour ces gens que je méprise ? Pourquoi ai-je cru que donner ma vie pourrait les sauver alors que je ne suis rien, rien qu'un insecte sous les bottes des dirigeants … Une goutte de pluie dans l'océan … Et pour le moment la goutte de pluie a mal … Très mal. Mal à la tête, mal à ma jambe qui ne cesse de saigner, mal entre mes cuisses à cause de ce goujat qui s'y amuse à mes dépends … je ne réagis pas, ou du moins je tente de ne pas gémir de douleur … Sans grand succès je dois l'avouer … Et à chaque fois il sourit à un peu plus, poussant des grognements ignobles … Il ne lui faut d'ailleurs pas longtemps pour un pousser un encore plus grave avant de s'arrêter alors que je sens sa chose bouger en moi, comme si elle était secouée de spasme … La nausée monte, j'ai envie de vomir … de mourir finalement. Oh oui mourir, quelle charmante idée … Laver cet affront dans un bain de sang … L'homme se retire, apparemment satisfait, je me roule en boule et me réfugie contre le mur pour y sangloter en paix … Mais c'était sans compter sur le second barbare qui semble lui aussi vouloir sa part du gâteau … De toute façon je n'ai plus rien à perdre alors lorsqu'il me tire par les chevilles, je m'allonge sans histoires … Mais lorsqu'il approche dans l'espoir insensé de réitérer les actes de son camarade, je lui met un violent coup de genoux dans les parties sensibles … Virulente la demoiselle ? Oui un peu ! Malheureusement je n'aurais une fois de plus pas du agir comme ca … Le résultat a été direct, il a ramassé une grosse pierre et m'a violemment frappé à la tête … Je ne me souviens plus de rien après ca …

Lorsque je me suis réveillée il faisait nuit et le silence était a peu près revenu … Seul le bruit du bois crépitant sous les flammes et du vent soufflant dans les arbres résonnaient encore. Ma tête me semblait lourde et je voyais trouble, comme si un épais brouillard m'avait entouré … Alors que je tentais de m'assoir, je fus prise de violentes nausées... Ce qui c'était passé était trouble dans mon esprit, je me souvenais des hurlements, de l'odeur de fumée, des hommes barbus sur leurs chevaux … Puis plus rien … Ayant abondamment rendu mes précédents repas, et le brouillard se dissipant, je réalisais que j'étais nue et pas mal amochée … Les ecchymoses violettes se disputaient la place avec les plaies recouvertes de sang séché … Les souvenirs revenant, je réalisais subitement que je n'étais pas totalement seule … Au dessus de moi, assis sur le muret contre lequel je m'étais cognée un homme me regardait … Il était beau … Divinement beau avec ses longs cheveux blonds et sa peau blanche qui semblait presque briller sous la lune ...Ses prunelles irradiaient d'un éclat que je n'avais jamais vu nul part ailleurs … Comme si une flamme dansait dans ses pupilles … Tel un chat, il saute aux pieds à mes pieds, me forçant à ramener les genoux vers moi … Ce qui me tire un gémissement de douleur … Par Jupiter ce que ma cuisse peut être douloureuse … Je le regarde avec un peu trop d'attention surement pour rester polie, mais en cet instant je m'en fiche éperdument. Plus rien n'a d'importance, s'il n'est qu'un homme comme les autres je sais déjà qu'il va profiter de la situation et que je vais devoir une fois de plus écarter les cuisses pour ce porc … Mais quel porc … Si au moins les deux barbares avaient eux cette dégaine … Abigaëlle retire toi immédiatement ces idées ignobles de la tête …
Alors que je me perd dans des pensées qui ne me ressemblent pas du tout, il s'approche jusqu'à me frôler, se baissant de façon à ce que son visage soit à moins d'un mètre du mien... Un frisson me parcourt le dos … Un mauvais pré-sentiment, un très mauvais pré-sentiment s'empare de moi …. Qui est-il ? Que me veut il ? Pourquoi me regarde t-il aussi intensément ? Va t-il m'achever ? … Mes craintes prennent doucement le dessus sur la torpeur qui m'avait juste là encore gouvernée, et mes doutes et mes peurs se mettent à planer dans mon esprit, papillon aux ailes noir de suie qui passe et repasse avant de se poser sur la corolle de mon esprit inquiet …

« Mademoiselle vous sentez vous bien ? … Vous semblez si pâle, et vous avez perdu tant de sang ... »

Sa voix, si douce … Enchanteresse … Je ferme les yeux et l'écoute encore et encore, me la repassant en boucle dans ma mémoire, la décortiquant, n'écoutant plus les mots, juste les sons... Je reste donc muette, les yeux mi clos et c'est alors qu'une main glacée se pose sur ma joue, l'effleurant du bout des doigts … qu'un souffle tout aussi froid vient frôler mes lèvres qui s'entrouvrirent d'elles mêmes … Puis une sonnette d'alarme semble retentir dans mon corps et ma tête et je rouvre les yeux réalisant que l'inconnu est quasiment couché sur moi, son visage dans mon cou qu'il s'amuse ) piquer de baisers avant de le fixer trop intensément pour que se soit naturel

« L'odeur de votre sang est si douce … Si … Alléchante … Je vous croquerai sans hésiter je ne me retenais pas … »

J'ouvre de grands yeux, ce qu'il raconte est incompréhensible … Pourquoi me mangerait il ? Et en quoi l'odeur du sang est alléchante ? Je la trouve plutôt écœurante au contraire ...Il s'approche à nouveau mais cette fois ci je suis assez inquiète pour le repousser vivement ...Mais soit je suis méchamment affaiblis par mes blessures, soit il est d'une grande force car il ne bouge pas d'un millimètre, au contraire, ses lèvres continuent leur progression dans ma direction avant de se poser à nouveau sur la peau blanche de mon cou … Que puis je faire ? Je continue de le repousser, tente de reculer, mais il passe une main dans mon dos pour me maintenir … Une poigne de fer … Cet homme est d'une force épatante, jamais auparavant je n'avais vu quiconque exhaler une telle puissance, c'est comme s'il était entouré d'une aura de force … Une force qui me pétrifie maintenant de que le contact est plus … plus profond … D'ailleurs comment ca plus profond ? Je réalise subitement qu'une nouvelle douleur vient de s'ajouter aux précédentes, un faible élancement dans mon cou... Mais que fait il ? … Ayant déjà perdu beaucoup de sang, je sens très rapidement mon regard se voiler à nouveau … Je tente une ultime fois de le repousser et pour seule réaction il me sert un peu plus fort dans ses bras …

« N … Non … arrêtez … Je … Je ne veux … pas … pas mourir... »

Ma voix est étrangement faible et chevrotante, je n'ai pas souvenir de m'être sentie aussi misérable, aussi lamentable auparavant. Il y a des jours comme ca où on ferait mieux de rester au chaud chez soi sous sa couette ...Mais ai je encore un chez moi ou à t-il lui aussi brulé ? Qu'est devenue ma soeur ? Et mon amie d'enfance ? … Je me sens trop faible pour continuer à me torturer l'esprit, et mes yeux se ferment d'eux mêmes alors que le beau jeune homme retire son visage de mon épaule …

« Voudrais tu vivre ? Vivre éternellement et pouvoir te venger de ces monstres qui ont volés à la fois ta vie et ton innocence ? »

Je grommelle vaguement, je ne me sens pas tout à fait apte à articuler une réponse sensée. De plus, le ton plein de sollicitude que l'homme vient d'utiliser me berce aussi surement qu'une ballade … Je me laisse sombrer avec délice dans la torpeur, oubliant la douleur, oubliant la honte, oubliant surtout la colère et le mépris … Qu'il est bon de perdre conscience dans ces instants la … Mais visiblement mon bourreau n'est pas du même avis … Il me secoue et d'une voix autoritaire et que, si j'avais toutes mes facultés je trouverai certainement effrayante m'ordonne

« Répond petite sotte ou je te laisse mourir ici. C'est ta dernière chance de sauver ta peau. Fais un effort ou je te brise la nuque. »

J'ouvre difficilement les yeux … Mais que me veut il à la fin ? Il me pousse à m'assoupir par je ne sais quel moyen étrange et ensuite il me hurle dessus parce que je ne répond plus à ses questions … Il faudrait qu'il sache ce qu'il veut à la fin ! Je fais malgré tout un effort et dans un souffle, si bas que je doute qu'il m'ait entendu je répond, la bouche pâteuse

« Je veux … vivre. »

Trois petits mots et puis s'en vont … Oui, elles s'en vont mes pensées alors que je ressombre … Mais décidément cet homme refuse de me laisser reposer en paix et il fourre de force un liquide glacé au goût âpre dans la bouche … Un arrière goût de fer me semble t-il … J'avale par obligation histoire de ne pas m'étouffer et d'éviter d'en recracher un maximum. Agonisante oui, mal élevée non. Et une chose bizarre se passe … Alors que je pensais être sur le point de mourir, une pulsion de
vie eu subitement la bonne idée de venir traverser mon corps … Pulsion qui me pousse également à boire avec plus de ferveur que jamais l'étrange liquide que, les yeux fermés je n'ai pas encore identifié, puis, soulevant mes paupières devenues plus légères, je me cramponne a ce bras dont un liquide vermeil s'échappe … Avant de réaliser que je bois du sang … Presque aussitôt je lâche l'étrange inconnu qui sourit de toutes ses dents qui … Oh mes Dieux par Jupiter … Ses dents sont … Non, c'est impossible, parfaitement impossible ! Ses canines sont longues comme un pouce enfin non pas tout à fait … Mais elles font bien une phalange …

« Tu es l'une des notre maintenant. Tu es ma descendance en quelque sorte. Bienvenue dans le monde de la nuit belle demoiselle. Pourrais-je connaître le nom de ma nourri... de ma progéniture ? »

Son sourire était parfaitement innocent, mais on ne m'y prendra plus ! Je ne lui fais pas confiance, il m'a fait boire du sang et il m'a surement fait quelque chose d'autre … Je n'ai plus mal à la … Un regard à ma jambe et je me demande si finalement je ne suis pas tout simplement en train de faire un rêve. Neuve … Parfaitement cicatrisée, même plus que ca, c'est comme si la plaie n'avait jamais existait … Finalement il n'est pas si mal que ca ce garçon … Quoi que, rien ne me prouve qu'il y soit pour quoi que se soit …

« Réveille toi Abigaëlle, tout cela n'est qu'un horrible cauchemar, dans un instant tu ouvriras les yeux et tu t'éveilleras dans ta chambre avec ta sœur à côté de toi te morigénant parce qu'une fois de plus tu as parlé dans ton sommeil ... »

Je me pince avec insistance, la douleur est présente, mais comme atténuée, je dois bien être en train de rêver alors … Mais dans ce cas, pourquoi est ce que je n'arrive pas à me réveiller ? … L'inconnu continue de me fixer, un sourire amusé flottant sur son visage aux traits parfaits … Fermant les yeux une seconde j'inspire profondément. Puis je regarde l'homme … Je le détaille le temps que mes pensées reprennent un cour normal. Il est plutôt grand, mince … Une peau plus pâle que tout ce que j'avais pu voir jusqu'à maintenant qui semble même luire sous la lumière lunaire … Des cheveux d'un blond clair raides comme des baguettes qui lui tombent sur les épaules et des yeux d'un bleu sans pareil … Le ciel d'été dans toute sa splendeur...

« Je ne suis pas en train de rêver n'est ce pas ? … Les barbares ont bel et bien détruit mon village, je me suis faite violer comme la majorité des jeunes filles présentent, et je dois vous remercier d'être en vie ... »

Un sourire plus large se dessine sur le visage de l'étranger … Ses canines ont visiblement disparues … Je soupir discrètement, il va falloir que je le questionne a ce sujet car s'il y a bien une chose que je ne supporte pas c'est de ne pas comprendre de ne pas savoir ... Enfin je déteste ca autant que de me sentir faible.

« Savamment résumé Abigaëlle. Au cas où cela t'intéresserait, je me nomme Eric, et la raison pour laquelle tu me parles actuellement est tout simplement que tu es une vampire. »

Je le regarde sans comprendre, le regard plein d'incompréhension …

« Une quoi ? »

Pas très reluisant comme réplique je vous l'accorde, mais c'est toujours mieux qu'un long « heiiiin ?! » d'incompréhension non ? Bon, seconde question, comment se fait -il qu'il connaisse mon nom ?

« Tu me l'as dis il y a un instant … Enfin, tu te l'es plutôt dis à toi même pendant que j'étais à côté. Et pour te répondre, les vampires sont des créatures de la nuit, des humains qui sont morts puis revenus à la vie et qui nécessitent de boire le sang de ces idiots de mortels pour survivre … Mais ne t'inquiète pas, on s'y fait vite. »

Sa voix est si sûre, si calme, je suis littéralement sous le charme … Mais attendez une seconde … Je n'ai pas le souvenir de lui avoir demandé comment il connaissait mon prénom à voix haute moi … Alors soit je deviens folle, ce qui, compte tenue de la situation semble être une analyse raisonnable, soit j'ai parlé sans m'en rendre compte. Oui, c'est cela, j'ai du penser à voix haute … Bon. Maintenant nouvelle question.

« Maintenant que vous connaissez mon identité j'aimerai connaître la votre. Et savoir ce qui vous fait croire que je suis l'un de ces monstres que vous venez de décrire. »

Rester calme surtout, ne pas paniquer, ne pas s'énerver. J'étais blessée et je suis sensée être morte, et pourtant je suis là à taper la causette avec un mec qui m'a fait boire son sang après m'avoir bécoté … Tout est normal... Tout est tout à fait normal … Enfin j'essaye au moins de m'en convaincre …

«Je vous l'ai dis, je m'appelle Eric. Mais vous deviez être encore un peu sonnée. Et en ce qui concerne le fait que vous soyez une vampire, je le sais pour la simple raison que je viens de vous transformer. Je vous ai vidée de votre sang avant de vous faire boire le mien pour vous ramener à la vie. Simple et efficace. Maintenant vous avez l'éternité devant vous si vous respectez quelques règles simples que je me ferai un plaisir de vous enseigner. »

Je hoche la tête, tentant d'assimiler ce qu'il m'annonce... Bon. Je ne suis pas morte. Point positif. Enfin si, apparemment je suis morte puis je suis revenue à la vie mais dans un sens c'est pareil non ? Enfin je veux dire, la finalité est la même, je ne suis pas morte. Ou tout du moins pas complètement puisque je peux bouger toutes mes articulations, parler, penser … Et la preuve suprême ? J'ai une faim de loup.

« Si j'ai tout compris je vous dois la vie … Et pour être honnête, ca ne m'étonne qu'à moitié. Vous dites que je vais devoir me nourrir de sang humain maintenant … Je suis partante. Je ne demande rien de mieux que de dévorer ces misérables insectes qui ont détruit ma vie. Je veux me venger. Et j'ai plus faim que jamais. »

Un large sourire sadique barra mon visage d'ange ...Jamais plus on ne me ferait souffrir. Ils avaient pris plaisir à jouer avec moi ? A me maltraiter et à abimer mon corps alors que j'étais au sol ? Je prendrai cent fois plus de plaisir à les torturer avant de mettre fin à leurs jours …

« Tout doux, tu es encore une jeune vampire, et tu devras attendre d'être un peu plus expérimentée avant de pouvoir perpétrer de merveilleux massacres. Mais si tu tiens vraiment à te venger des hommes qui ont voulu ta mort et qui ont tués ta famille, tu n'as qu'à me suivre. »

Je le regarde, comprenant l'ampleur de sa phrase avec une rapidité qui m'étonne moi même … Ma famille est donc finalement morte ? J'avais nourri un faible espoir qu'elle s'en soi sortie vivante, qu'ils aient réussis à fuir … Mais finalement cela n'est pas si grave, cela ne me donne qu'une raison de plus d'aller faire payer à ces monstres. Je me lève et réalise que je suis nue comme un ver, ce qui ne m'a strictement pas dérangé jusqu'à présent. D'ailleurs j'ai souvenir qu'il fasse froid en cette période de l'année la nuit mais je n'en souffre pas du tout, au contraire, il fait bon.
Alors je me perd dans mes pensées, l'homme me prend par la main et m'emmène dans un silence absolu jusqu'au campement des barbares un peu plus loin … Ils sont moins nombreux que dans mon souvenir, mais peu importe, ceux qui sont là paieront pour leurs frères. Eric m'explique comment faire, mais je ne l'écoute pas, mes crocs sont sorties, et la faim est bien trop présente pour que je perde un instant de plus en bavardages inutiles...
Un soldat se situe un peu en retrait, et à voir sa démarche il est très certainement saoule. Avant même qu'il comprenne qu'il n'est pas seul, je lui saute à la gorge toutes dents dehors et tente de les planter dans son cou … Sans succès. Ou plutôt s'est de les planter dans une veine qui me semble compliqué … Je suis allée si vite que je n'ai pas fais attention au dessin sinueux des petits canaux gorgés de liquide vital … Au bout de trois essais, je trouve enfin mon bonheur et me restaure avec un tel plaisir que j'ai été un instant reconnaissante envers ma victime … Qui, une fois vidée, traine négligemment par terre. Ils ont laissés les cadavres des miens à même les rues, proies offertes aux charognards, je ne vais certainement pas leur faire de cadeau. Et puis quoi encore ? Prier pour leurs âmes et leur offrir une sépulture ? NON.
Par simple curiosité je me suis mise malgré tout à fouiller le cadavre … La chance a finalement décidé de me sourire, je trouve une paire de dagues et un fouet tout neuf tout beau avec pour seul défaut du sang caillé sur son extrémité. Mais ca, ca peut s'arranger en un clin d'œil … Alors que je me dirige vers le feu de camp où se trouve le gros de la troupe, j'entends des cris, je cours dans leur direction pour trouver trois cadavres soigneusement égorgés, et mon sauveur en train de se repaitre du sang d'un quatrième pendant qu'un dernier est assommé dans un coin. Renonçant un instant à son
festin, Eric me sourit et m'annonce que le cinquième larron est pour moi si j'ai encore un petit creux … Je ne me fais pas prier et saute sur le soldat, mais cette fois ci j'observe d'abord la route que forme sa veine avant d'y planter les crocs … Et de me régaler.

Les années passèrent vite de ville en ville et de massacres en massacres … Ma haine envers les humains grandissait de jour en jour et aujourd'hui me voilà. Seule depuis qu'un fanatique à trouvé bon d'exposer Eric au soleil pour faire « bruler le démon du courroux divin » … Le pauvre homme aura lui aussi vécut ses dernière douze heures, a peine me suis réveillée qu'il est allé le rejoindre son Dieu de pacotille … Depuis le temps que je traine par ici, je devrais l'avoir croisé au moins une fois … Et bien non, ce n'est fichtrement pas le cas. Je suis comme St Thomas, je ne crois que ce que je vois. Et pour l'instant ce que je vois c'est que mes amis les gardes mangés ambulants deviennent de plus en plus nombreux et de plus en plus enquiquinants. Le premier point est tout ce qu'il y a de plus positif, au moins je peux manger jusqu'à plus faim sans crainte d'épuiser le stock, mais le second l'est bien moins … Certains connaissent notre existence, mais en général ils ne vivent pas assez longtemps pour répondre la nouvelle que nous ne sommes pas un mythe …
D'ailleurs en parlant de mythe … J'ai ouïe dire qu'une ville accueillait une part importante de gens de mon espèce, je manque un peu de compagnie depuis qu'Eric est mort, alors je compte bien m'y rendre … Tokaï qu'elle se nomme … Alors c'est décidé. Tokaï, me voilà.
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Abigaëlle Laertiadis

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